201506.23
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Comprendre les freins à l’utilisation des montres connectées

Auteures : Lucie Blaix, Dimitra Kontoyannatos et Sandrine Baslé

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Aujourd’hui il est aisé de surveiller sa santé avec l’aide des objets connectés. Ils sont nombreux sur le marché : montres, balances, appareils analysant la pureté de l’air intérieur,… Ils représentaient 60% du marché des objets connectés portables en 2013 et sont toujours en développement.

Parmi le large choix des montres connectées, on retient celles à l’aspect traditionnel, capables de capter des données liées au bien-être et à la santé de l’utilisateur. La Withings activité pop (en photo) envoie ces informations au smartphone de l’utilisateur et l’aide à prendre conscience de son niveau d’activité quotidienne.

Malgré tout, les réticences à l’achat sont nombreuses et il est important de les comprendre pour mieux y répondre.

Que pensent de futurs utilisateurs qui n’ont pas encore de montre connectée ?

Qualiview conseil a identifié plusieurs freins utilisateurs :

« Une montre connectée ? Mais je ne cours pas le marathon, moi ! »

Une communication qui n’atteint pas ceux qui ne se sentent pas concernées par l’exercice ou le sport : certains ne le voient pas la montre connectée santé comme un objet de tous les jours. Elle ne rentre pas encore dans les habitudes de certaines catégories de consommateurs pour qui la montre connectée est un accessoire de coureur chevronné.

« J’aurais l’impression d’être malade… »

L’appréhension face à la connotation médicale : chez certaines personnes, porter une montre prenant le rythme cardiaque peut facilement être assimilée à un contrôle médical. C’est un a priori négatif à contourner. La montre connectée n’est pas destinée à surveiller les constantes d’une personne malade, mais plutôt à améliorer le bien-être physique.

«  L’idée d’une montre connectée me stresse, un peu comme avant de faire un contrôle médical. Et si j’apprends que je suis malade ? »

Une montre connectée santé ne remplace pas un médecin et son rôle n’est pas de diagnostiquer une maladie ni d’annoncer une mauvaise nouvelle. Elle permet en réalité de devenir acteur de sa santé et aide à se prendre en main au quotidien pour prévenir, autant que possible, les risques liés à un mauvais équilibre de tous les jours.

« Je n’y comprends pas grand-chose à tous ces objets. Qui a accès à mes données ? »

Où vont les données ? La peur d’être contrôlé et de ne pas maîtriser des informations personnelles reste ancré dans l’inconscient des utilisateurs. Comment garantir la sécurité des données et communiquer dans ce sens auprès des utilisateurs ?

Les freins existent, mais les objets connectés liés à la santé sont indispensables, tant d’un point de vue individuel que collectif.

Dans un futur proche, les objets connectés liés à la santé seront indispensables pour assurer un suivi santé de qualité au plus grand nombre.

Pour que ces objets soient utiles, il faut donc que les outils soient pertinents et pratiques d’utilisation tant pour le médecin que pour le patient et que les données soit correctement analysées et sécurisées.

Il faut en particulier insister auprès des utilisateurs sur l’intérêt de faire attention à sa santé en dehors des rendez-vous médicaux. En effet, une mauvaise alimentation et le manque d’activité physique sont en constante augmentation (en 2014, 15% des enfants sont obèses en France, source OMS). Et, on le sait, cela favorise les problèmes de santé.

Dans l’intérêt individuel des consommateurs et dans celui de la collectivité, il faut comprendre les freins à l’utilisation d’objets connectés permettant d’améliorer la prévention et le suivi de la santé et du bien-être des individus.